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Info ou Inthoax ?

A force de regarder Dr House, Scrubs, Urgence, et autres Greys Anatomy à la télé, on commence à avoir une vague idée de ce à quoi peut ressembler un virus. Une espèce de cellule hideuse et méchante qui va prendre un malin plaisir à contaminer tout votre organisme.
Heureusement on sait à peu près s’y préparer : on se couvre, on fait des vaccins, on prend des vitamines… Et aux premiers signes de maladie, on accourt chez le médecin, on prend quelques traitements, un peu de repos… et quelques jours plus tard nous voilà à nouveau sur pied ! Ouf !

Mais pour les virus informatique c’est différent. On les connaît très mal, on ne connaît même pas leurs noms, et ils nous font peur, très peur. Alors on se protège, on prend des antivirus –gratuits ou payants – on surveille de près les mises à jour, et on croise les doigts pour qu’aucun d’entre eux ne passe au travers des mailles du filet. Jusqu’au jour où, profitant d’un manque de vigilance de notre part, un virus s’installe sur notre ordinateur. Et là, c’est le drame…

Alors pour dédramatiser et approfondir notre culture générale, voici un petit cours sur les différents types de virus informatiques :

- Le Cheval de Troie, ou Trojan : Tout comme son illustre ancêtre le Cheval de Troie, le Trojan s’infiltre intelligemment à l’intérieur des murs Troyens (ceux du disque dur), et sort son glaive dès qu’un Grec (ou un individu lambda) lui ouvre la porte (en exécutant son fichier porteur). Et c’est la même curiosité naïve qui pousse les grecs à ouvrir leurs portes à un superbe cheval en bois et les internautes (particulièrement de sexe masculin) à ouvrir un fichier d’un expéditeur inconnu nommé « Jessica Alba nue !».

- Le ver : une des caractéristiques du ver de terre c’est qu’on peut le couper en deux et ça fait… deux vers de terre ! Pour le ver informatique c’est pareil (en un peu plus offensif) : il entre dans l’ordinateur, se divise, et les petits vers informatiques ainsi crées s’envoient ensuite automatiquement à tous les contacts contenus dans le carnet d’adresse. Un peu antipathique, le lombric !
- Le virus de zone d’amorce n’amorce, à priori, pas de bombe (ouf, sauvée !), mais il désamorce le démarrage de l’ordinateur en infectant la première partie du disque lu par notre ordi lors de son démarrage (celle qui lui explique comment démarrer). Du coup il devient incapable de s’allumer correctement. Et j’ai vu plus d’une personne exploser de colère à la vue d’un ordi défaillant !
- Le virus polymorphe. Alors, pour ceux qui ont des connaissances minimes en Grec, poly signifie plusieurs (ex : polygame = plusieurs femmes), tandis que “morphe” désigne la forme. Un virus polymorphe est donc un virus pouvant prendre plusieurs formes, un mutant en quelque sorte (oui, comme dans les 4 fantastiques, par exemple)… Et c’est très rusé car les enquêteurs (les antivirus) recherchent un individu bien précis (ils ont son portrait robot), alors quand le virus met des lunettes et des moustaches (en terme informatique, ça veut dire qu’il change de code), il devient méconnaissable, ce qui rend la tâche d’autant plus difficile pour les enquêteurs.
- Le virus furtif : c’est l’homme invisible ! Comme son nom l’indique, le virus furtif est très timide, alors dès qu’on s’approche de lui il se cache. C’est très simple : dès que l’enquêteur entre dans la pièce (ou le fichier), le virus se planque, et ne lui laisse voir qu’une pièce vide (c.a.d une version non infectée du fichier).

- Le virus multicibles : C’est comme au tir à l’arc : plus on tire de flèches, plus on a de chances de toucher la cible (c’est mathématique !). Celui-ci se dit donc qu’en ayant plusieurs cordes à son arc (ce qui permet de tirer plusieurs flèches en même temps), il a plus de chances d’atteindre son objectif ! Alors il est à la fois ver et polymorphe par exemple (un ver mutant, mais c’est dégueulasse !), ce qui le rend d’autant plus rusé et difficile à anéantir.

Pour ceux que mon discours aurait effrayé, il faut savoir qu’avec un bon pare-feu et un bon anti-virus, on a peu de chance (enfin de malchance) de prendre feu ou d’être infecté. C’est déjà ça de gagné ! Et si le programme malveillant s’installe sur votre ordinateur, il existe forcément un logiciel permettant de le supprimer. Chaque virus possède son antidote propre, il suffit de trouver le nom du virus et télécharger le logiciel correspondant. Simple, non ?

Mais pour terminer cet article sur les virus je voudrais accorder une attention particulière à un type de virus très spécifique : le hoax, ou faux-virus. Vous le connaissez forcément : il ressemble un peu aux chaînes du style «si tu envoies ce mail à 20 personnes dans les 20 prochaines minutes ton vœu se réalisera». Ça a l’air vraiment sérieux, il faut donc que je spamme maintenant les boites mails de tous mes amis si je veux devenir riche, célèbre et intelligente dans les prochaines 24h. Vite vite, sinon mon vœu ne se réalisera pas !

Le hoax (ou canular) fonctionne aussi sur le mode de la peur et de la crédulité des gens « MSN va devenir payant, envoie ce message à tous tes contacts », « si tu transfères ce message tu gagneras 10€ à chaque fois que quelqu’un le transfèrera à son tour. Ça marche ! Mon cousin JP a gagné 220000€ comme ça en une semaine ! », « Un virus circule, il s’appelle “Bonjour” et il est très dangereux. Supprime tous les mails intitulés “Bonjour” que tu recevras, ou ton ordinateur explosera. Envoie ce message à tes amis pour les prévenir, c’est très important ! », « Fais suivre ce message à tous tes contacts, cela ne te prendra que quelques secondes et pourra sauver la vie de la petite Lucie qui est atteinte d’un terrible cancer des orteils »… Messages de solidarité bourrés de bons sentiments, appât du gain, désinformation, faux virus… les hoax revêtent des formes diverses et variées. Ils encombrent nos réseaux et boites mails, véhiculent de fausses informations, créent une certaine forme de lassitude…. Certains hoax finissent même par devenir tellement populaires que des pirates se les approprient et y adjoignent un virus – vrai celui-ci.

Alors si vous recevez un hoax, pas d’affolement, voici la marche à suivre : au lieu de diriger votre souris vers le bouton « Transférer », il suffit de cliquer sur « Supprimer ». Simple, rapide et efficace ! Et si vous avez un doute sur la véracité des propos qui vous sont transférés par mail, rendez vous sur www.hoaxbuster.com. Vous verrez, l’imagination des gens n’a pas de limite…

Quel lien entre le doigtier et la DS ?

Preuve qu’avec un peu d’entraînement on peut écrire sur tout et n’importe quoi (un peu comme en prépa où j’étais capable d’improviser en 20 min une dissertation orale sur partir de n’importe quel sujet), je viens tout juste de relever un nouveau défi. Il s’agit d’écrire un article amusant pour le journal de mon père [NB: un journal sur les DS, mais parfois le rapport entre un journal et les articles qui s'y trouvent est très faible] expliquant en quoi le doigtier est un outil indispensable au bureaucrate et burelier… Non je vous l’accorde, le sujet n’est pas très explicite, mais il faut tâcher de faire avec…

Voici donc le résultat de mon dur labeur, vous me donnerez votre opinion :

Quel lien entre le doigtier et la DS ?

Dans Le Pneumatique du mois de Janvier, une réduction de l’ordre de 8€ sur la cotisation 2008 était offerte à tout individu capable de répondre correctement à la question suivante : « Quelle est la meilleure aide, pour votre serviteur, pour plier, assembler, mettre sous enveloppe étiquetée, votre revue préférée, le Pneumatique ? ». Réponse : le doigtier. La solution de l’énigme est simple, pourtant le nombre de personnes capables de la résoudre peut se compter sur les doigts de la main. Et pour cause : l’outil – et de ce fait le mot qui le désigne – est peu utilisé.

En cherchant dans le dictionnaire j’obtiens la définition suivante :

Doigtier. nm : Ce qui sert à couvrir un doigt pour le préserver de l’air ou du contact de certains objets.

Il s’agit d’un petit tube en caoutchouc muni de picots, qui se place au bout du doigt et permet de manipuler les feuilles de papier avec plus de doigté. Rien de tel, en effet, pour vous donner un coup de pouce qu’un petit outil simple et pratique, qui vous obéit au doigt et à l’œil, et empêche les feuilles de papier de vous filer entre les doigts.

Qui peut bien avoir besoin de cet outil ? Toute personne habituée à manipuler des rames de papier, à écrire des rapports, à distribuer des notes internes … un employé d’administration, un bureaucrate ! Ce dernier est sans arrêt mis à l’index car il travaille dans l’abstrait, perdu entre ses archives et comptes-rendus de réunion. Il déploie un temps et une énergie monstrueuse à gratter du papier –d’où son surnom de gratte-papier– mais ne lève pas le petit doigt pour faire changer les choses de peur sans doute d’avoir de mauvais retours et de se faire ensuite taper sur les doigts. Alors il se protège et se couvre. C’est probablement un utilisateur confirmé de doigtier.

Mais l’employé d’administration n’est pas le seul concerné. Les employés de bureau ne sachant que faire de leurs dix doigts se comptent par milliers. On pourrait désigner leur métier en employant le terme de « burelier » inventé par Zézette dans le film Le Père Noël est une ordure pour qualifier celui qui « travaille dans un bureau ». [Note : A ne pas confondre avec le buraliste qui, lui, « travaille dans un tabac » !] . Mais en regroupant tous les employés de bureau sous un unique et même terme, « Zézette épouse X » pointe du doigt un vrai fait de société : les bureliers travaillent dans toutes les entreprises et dans tous les domaines, de la finance aux ressources humaines, en passant par la vente… mais personne n’arrive à saisir ce qu’ils font ! Leur travail consiste essentiellement à codifier, rapporter, mesurer, améliorer les processus… mais ils ne produisent rien qui ne soit nécessaire à la survie d’une entreprise. Ce qui les relie ? Cette aptitude à manier du papier, encore et toujours.

Mais aujourd’hui, alors que Power Point succède aux transparents, que les notes internes ne se font plus que par mail, que les bureaux sont remplacés par des « open space », que la bureautique est passée maître en ces lieux et que les dix doigts sont de rigueur pour taper à l’ordinateur, cet outil fabuleux qu’est le doigtier est à deux doigts de devenir un instrument historique. Heureusement que l’activité journalistique du Pneumatique permet d’entretenir et de continuer à faire vivre de magnifiques vieilles inventions telles que le doigtier ou… la DS !

C’était un accident…

C’était un accident, je suis désolée. Un pur acte de maladresse. Depuis le temps qu’on se connaît tu es bien placé pour savoir à quel point je suis maladroite (dans tous les sens du terme d’ailleurs). Combien de fois ais-je déjà heurté un obstacle et trébuché ? Combien de fois ais-je déjà mis les pieds dans le plat dans des situations délicates ? Tu es toujours le premier à être informé de toutes mes bêtises.

Il faut dire qu’on est tellement complices tous les deux, on ne se sépare jamais. Et puis on se connaît depuis si longtemps… j’ai l’impression de te connaître depuis toujours ! C’est normal en même temps: on a passé notre enfance ensemble, on a grandi ensemble, on a fait nos premiers pas à l’école puis dans le monde du travail en même temps, on est parti en vadrouille ensemble… Et puis on a toujours été là l’un pour l’autre. Quand j’avais besoin d’aide tu accourrais à grand pas, quand tu étais démotivé je te mettais le pied à l’étrier. On peut dire qu’on se complétait bien.

Jusqu’à cet horrible accident. C’est de ma faute, c’est entièrement de ma faute, si tu savais comme je m’en veux. Bien sûr ce n’était pas volontaire mais le résultat est le même. Maintenant à cause de moi tu as un énorme hématome sur le corps et c’est de ma faute. Tu l’as caché sous tes vêtements mais moi je sais qu’il est là et qu’il te fait mal. Ne le nies pas, je te connais, tu es un véritable colosse aux pieds d’argile. On se connaît si bien tous les deux, on a partagé tellement de choses, c’est un peu comme si je pouvais partager ta douleur. Je sens que tu as mal et j’en souffre.

Tu ne m’as jamais rien caché, mais depuis l’accident tu ne réagis plus de la même façon à mon égard, tu es plus dur et distant. Ça n’était jamais arrivé auparavant, alors je suis un peu perdue, je ne sais plus sur quel pied danser.

Pourras tu me le pardonner ? J’ai tellement de remords, je me sens mal, si tu me le pardonnais tu m’enlèverais une énorme épine du pied. Alors ? T’en dis quoi ? Tu me pardonnes ?
Je te promets que si tu me pardonnes je ne te casserai plus jamais les pieds avec mes problèmes stupides.

S’il te plaît, excuse moi d’avoir fait tomber cette énorme boîte de conserve sur toi mon petit pied !

To be cool or to bicloo ? Telle est la question

Ça y est, le Bicloo est arrivé ! Après Lyon et Paris, c’est au tour de Nantes de connaître le plaisir du vélo en libre service. Be cool en Bicloo !

Outre le fait que le marketeur a plutôt mal fait son boulot (sérieusement, c’est quoi ce slogan? Même moi je fais mieux…), j’ai quelques doutes sur le bon fonctionnement de ce projet.
Certes, Nantes est une ville adaptée aux vélos, mais ne mettre des bornes en libre service qu’en plein cœur de la ville alors que l’on va d’un point à un autre en 15 min à pied grand maximum me paraît un peu futile, voire franchement inutile. Il est de plus impossible d’emprunter un vélo après une heure du matin, heure à laquelle les trams arrêtent leur circulation et où il devient intéressant de songer à un autre moyen de transport. Enfin, la majeure partie des bornes en libre service ne le sont réellement que si on a souscrit auparavant à un abonnement au mois ou à l’année… Mouais, je suis un peu sceptique moi…

Il faut dire que j’ai quelques mauvais souvenirs du Vélib’ à Paris :

Le Vélib’, une liberté… conditionnelle !

Les amateurs du vélo n’ont pas pu le louper : depuis le 15 juillet 2007, le Vélib’ est arrivé sur Paris ! Une grande nouvelle ! Il est beau, neuf, on le voit partout, tout le monde en parle, c’est un franc succès. Plus besoin d’effectuer 3 changements pour aller d’un point à un autre, plus besoin de devoir se coltiner les bus de nuit ou de payer un taxi pour rentrer chez soi lorsqu’il n’y a plus de métro. Un moyen simple et pratique de se rendre rapidement n’importe où, n’importe quand, l’occasion rêvée de mêler sport, plaisir, écologie et utilité, le tout sans se ruiner, la liberté !

Lors de l’une des rares soirées non pluvieuses de ce magnifique mois d’août 2007, je décide de tester cette superbe innovation. La borne de Vélib’ est en bas de chez moi, le fonctionnement est simplissime, pour 1€ je retrouve le plaisir du vélo et j’arrive au point de rendez vous (gare de l’Est) en à peine un quart d’heure et sans encombre. Même constat au retour, je n’ai même pas besoin de repayer car mon ticket est valable 24h, et en 10 min je suis chez moi. La classe ! J’adhère à 700%.

Deux jours plus tard je renouvelle l’expérience. En sortant d’un restaurant près du centre Pompidou, je convainc sans trop de difficulté Max, un ami qui habite près de chez moi, de rentrer avec moi en Vélib’. Il est 23h01 montre en main, nous avons 30 minutes top chrono devant nous. Attention, prêt… top !

Faux départ, je viens de remarquer que mon vélo a la chaîne qui a sauté et il m’est impossible de la remettre. De son coté Max n’arrive pas à déverrouiller le sien. Apparemment la borne a un problème, elle fonctionne mal. 2ème essai environ 100m plus loin à la borne suivante. Prêt…top ! Cette fois c’est bon, il est 23h08 et nous sommes libres comme l’air pour une petite demi-heure. Un léger sprint pour se mettre en jambe et à peine partis nous voilà déjà arrivés… 10 min seulement, on est presque déçu !

Seulement voilà, ça ne peut pas être aussi simple à chaque fois : lorsque je veux reposer mon vélo la borne est pleine, il faut donc en trouver une autre. Même scénario pour la deuxième et la troisième borne. La quatrième nous éloigne un peu mais elle possède une place vide. Seul souci, nous sommes deux !
En bonne magouilleuse, j’en profite pour poser mon vélo 2 min, ce qui me donne une demi-heure de rab pour me trouver une nouvelle borne, cela ne devrait pas être trop difficile ! Max peut poser le sien définitivement.

Bon ben c’est reparti pour moi, il est 23h34, et à cette heure-ci je serai probablement déjà arrivée chez moi si j’avais pris le métro… Max propose de m’accompagner à pied mais je le sème assez rapidement sans le vouloir. C’est plus simple comme ça pour tout le monde, de toute façon je vais trouver une borne rapidement.

Je passe devant une cinquième borne, elle est complète. La sixième, la septième, la huitième et la neuvième le sont aussi. Je commence à perdre patience d’autant plus que l’heure tourne et que je m’éloigne de plus en plus de chez moi. Et là tout part à veau-l’eau (et pas à vélo ;-) : à essayer de deviner des bornes de Vélib’ à l’autre bout de la rue je manque de me prendre un poteau, j’évite de justesse un mec à moitié bourré qui m’insulte copieusement et me cherche des ennuis, un autre me propose dans un demi sourire de mettre mon vélo directement dans sa voiture (et moi avec tant qu’à faire !), je grille un feu rouge…tout baigne ! Au bout de la 15ème borne pleine j’ai les nerfs à fleur de peau, j’entends le tic-tac de ma montre qui résonne et me remémore toutes les histoires que j’ai entendues sur le Vélib’. Vous connaissez l’histoire de Monsieur Untel qui a fini par craquer dans sa recherche infructueuse de borne libre et a hébergé son Vélib’ chez lui pour la nuit. Le lendemain c’est son compte en banque qui a tiré la tronche : 60€ se sont envolés ! Et celle de Madame Trucmuche qui est arrivée tellement loin de chez elle qu’elle a dû prendre un taxi pour rentrer !

Et ben c’est bien, avec ça je ne suis pas prête d’arriver chez moi !

Une fille à pied s’approche de la 17ème borne. Je fonce vers elle comme une furie dans l’espoir qu’elle emprunte un vélo pour que je puisse prendre sa place. Heureusement pour moi, c’est bien le cas. Je suis soulagée. Elle me regarde en souriant « Vous avez de la chance !». Oui, j’ai de la chance, enfin c’est relatif vu tout le chemin que j’ai parcouru. Je lui raconte mes déboires sans rentrer dans les détails. Elle tire la grimace et se demande si elle ne ferait pas mieux de rentrer chez elle à pied ou en métro. Trop tard, j’ai déjà pris sa place ! Bon sang, mais je suis dégueulasse !

Sans le moindre remord, j’essaie de me situer. Il est 00h01, je suis près de Bastille. Tant qu’à faire, autant rentrer à pied ! Sur le chemin je me fais doubler par un type en vélo. Pour une fois ce n’est pas un Vélib’. Il me regarde et affiche un sourire narquois… j’ai l’impression qu’il se moque de tous ceux qui n’ont pas leur propre vélo et se retrouvent dans la même situation que moi ! A 00h33 j’arrive enfin chez moi, quelles péripéties !

En résumé j’ai mis 1h30 à faire l’équivalent de 3 arrêts de métro. J’ai roulé pendant quasiment une heure et marché le reste du temps. J’ai rencontré des gens bizarres, évité de justesse un accident, respiré les pots d’échappement et stressé à cause du temps qui s’écoulait inexorablement. A mon impression de liberté a très vite succédé celle d’enfermement. Me voilà prise au piège : que puis je faire si je ne trouve pas de borne ? Et pendant que les bornes se remplissent, le sablier se vide et mon compte en banque aussi. Lutter contre le temps, c’est un épisode d’une demi-heure chrono. Mais peut on être libre quand les bornes nous imposent des limites de temps et d’espace ?

Conclusion : Avec le Vélib’, la liberté sans borne ce n’est pas gagné !

Retournement de situation

La vengeance est un plat qui se mange froid, paraît-il.
Combien de lettres de refus ais-je déjà reçu dans ma courte vie ? Une vingtaine au moins… peut-être même plus… Combien de fois ais-je intérieurement insulté celui qui m’avait envoyé cette lettre de refus type, que je connais maintenant par cœur ?
Comme j’aimerais une fois, rien qu’une fois, renverser la situation et envoyer ce modèle de lettre à un recruteur.

Eh bien, c’est maintenant chose faite !

Madame, Monsieur,

Je vous remercie de l’attention portée à ma candidature et du temps que vous m’avez accordé.

Malheureusement, malgré tout l’intérêt porté à votre entreprise et compte tenu des autres opportunités qui m’ont été proposées, je suis au regret de ne pouvoir donner une suite favorable à votre proposition d’offre d’embauche.

Vous souhaitant une bonne continuation dans vos futurs recrutements,

Salutations sincères,


Caroline R.

Bon, c’est vrai, maintenant je suis définitivement grillée auprès de cette entreprise, mais je ne le regrette pas car :
1/Ils l’ont bien mérité
2/Et bon sang, ça fait un bien fou !!!

Si vous en avez l’occasion un jour, vous devriez essayer, un tel retournement de situation peut être très jouissif …

The Flower Power is dead

Comme j’aurais aimé vivre Mai 68.
J’aurais aimé vivre l’idéologie de cette période. Peace and Love. Aimons nous les uns les autres. Pas pour profiter des effets bénéfiques apparents de la drogue et du sexe -pas seulement en tout cas- mais pour faire partie de ce mouvement étudiant euphorique, de cette révolution utopique qui a fait le tour du monde, pour partager cette gloire de pouvoir individuel et de liberté nouvelle. Moi aussi j’aurais souhaité pousser ce cri du cœur : Laissez-nous vivre en paix, nous épanouir, laissez nous profiter de notre jeunesse, de nos beaux jours…

J’aurais voulu être éduquée ainsi. A cette époque, jamais la créativité de l’enfant n’a été autant reconnue et sollicitée. L’art, la musique, la culture, les aspirations individuelles, l’épanouissement personnel enfin promus au premier rang. Exerçons un métier qui nous passionne, évitons les voies toutes tracées, traçons notre propre chemin ! J’aurais voulu y croire, décider de devenir écrivain, vivre d’amour et d’eau fraiche…

Retour à la réalité : Je suis étudiante en Ecole de Commerce. C’est un choix raisonné. Un brillant avenir m’attend à la sortie de l’Ecole, du moins je l’espère, j’ai bossé dur en prépa pour ça. Je vais faire du marketing. Est ce que ça me plaît ? Oui, enfin je crois. Est ce que ça me passionne ? Oulà, drôle de question. La passion, un bien grand mot… Je me pose des questions, je m’interroge. Je reproche à mes parents, à la société, au monde entier de ne pas m’avoir encouragé à développer mes gouts, mes aspirations. Je me reproche à moi même de ne pas m’être lancée dans une carrière -probablement ratée, certes, mais peut-être plus épanouissante- d’actrice, de comique, d’écrivain, de sculpteuse, que sais-je encore?

Avril 2008, on approche de l’été. Je me cherche un job pour gagner un peu d’argent. Je m’écarte légèrement des sentiers battus de l’Ecole de Commerce. Je décide de me frotter au monde du travail. Fini les idées reçues, peu m’importe l’intérêt ou la gratification du travail à effectuer, je veux juste réaliser quelques économies. Je postule partout ou presque : seerveuse, vendeuse, caissière -pardon, hôtesse de caisse- standardiste, téléopératrice, chef de rayon, hôtesse d’accueil… je postule même pour un stage à l’armée ou encore pour un poste d’employée saisonnière qui consiste à vendre des sandwich à la gare du Nord… je passe des heures et des jours entiers à postuler. Je déploie un temps et une énergie monstrueuse… Et RIEN. Pas de réponse ou alors quelques réponses négatives. Je ne comprends pas, je suis étonnée, je m’insurge, quelque chose cloche, n’a-t-on pas reçu mes mails et mes lettres ? Si pourtant.

Je décroche enfin un entretien de téléopératrice, chargée d’assistance. Enfin, c’est pas trop tôt! Entretien Lundi 9h. A mon grand étonnement c’est un entretien de groupe. A vrai dire j’ai même deux entretiens de groupe et un entretien individuel. Tout ça pour un job d’été ? Les têtes tombent. De 10 nous passons à 8 puis à 4… Il ne reste plus qu’une seule étape : l’entretien individuel. Je ne sais combien d’entre nous seront retenus au final… J’espère que le jeu en vaut la chandelle…

Et c’est quoi ce job d’ailleurs ? Chargée d’assistance Carglass. Vous connaissez forcément la pub. Le type a un bris de glace, on prend toutes les références de la voiture, carte grise etc… pour faciliter les démarches auprès de l’assurance et on lui indique le centre Carglass le plus proche. Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Bon, c’est chiant, ça n’a aucun intérêt mais ça dépanne. Ok, je veux bien le faire.
Et là je rentre dans la salle du call center : une centaine de personnes sont scotchées devant leur ordinateur et parlent tout haut, une oreillette à l’oreille. Le brouhaha ambiant est abominable, il fait une chaleur étouffante alors que nous sommes au mois d’avril, l’air est pauvre en oxygène, la pièce est mal éclairée et trop petite. Le salaire ? Le SMIC, mais pour 39h de travail effectif. On bosse tous les samedi et en horaires décalés toute la semaine (variant de 6h à 22h), 15 min de pause montre en main par demi-journée de travail, une heure pour déjeuner. On ne peut pas être en retard, même de deux minutes, cela nuit à la productivité. On doit être réactif, on a un objectif concernant le nombre d’appels à réceptionner dans l’heure. Et par dessus le marché on doit faire face à des clients énervés et désagréables et rester calme et poli ! Le bruit, la chaleur, le stress, le manque d’air me montent à la tête. Je suffoque, je me demande pourquoi je suis là. Au secours, je veux partir d’ici maintenant !

Dernier entretien, je fais mon baratin habituel, je ne suis absolument pas convaincue mais apparemment je suis à peu près convaincante. Je dois faire partie des deux ou trois chanceux à être finalement retenus… Moi je me suis vendue, j’ai fait un speech à trois reprises. Mais eux, ont ils cherché ne serait ce qu’une seule fois à me vendre le poste, à me convaincre ? Ils pourraient me dire à quel point ce poste est formateur, ou juste mettre en avant la facilité à avoir des primes… Non, ils ne l’ont pas fait. Pourquoi ? Car ils n’ont pas besoin de le faire. Les gens se bousculent au portillon, le turnover est relativement faible ici. Il y a largement plus de demande que d’offre. Les travailleurs d’aujourd’hui peuvent endurer bien pire, ils ne se plaignent pas, ils ont l’impression d’être traités convenablement.

Et c’est à ce moment là que je commence à comprendre que LA réalité est très éloignée de MA réalité. Jamais je n’ai été aussi heureuse d’être en Ecole de Commerce, d’effectuer des études reconnues. Ce n’est pas forcément facile de trouver du boulot à la sortie mais au moins les entreprises s’intéressent à moi, et les postes sont gratifiants. Certes, écrasée sous le poids des heures sup et des responsabilités je ne sais encore comment je ferai pour concilier travail et vie familiale. Mais à choisir entre la vie que je suis supposée mener et leur vie à eux, je préfère la mienne !

Oui, on en est loin de Mai 68, on en est même TRES loin. Et d’ailleurs, que sont devenus ces fameux enfants de soixante-huitard ? A t’on dit à ces enfants que deux filières sur quatre à l’université allaient les mener directement à l’ANPE ? Pourquoi leur a-t-on fait croire que l’Etat pourrait ad vitam aeternam financer leurs vieux jours ? Leur a-t-on donné les outils pour maîtriser leur avenir ?

Nous avons la chance d’avoir été préparés à faire face à ces difficultés. Nous n’avons pas grandi dans le faux espoir que la vie serait facile pour nous. Certes, la vie d’étudiant est plus difficile aujourd’hui qu’il y a quarante ans mais nous possédons les outils pour maîtriser notre avenir. Cet outil je l’ai entre mes mains, c’est mon Diplôme. Et à force de cracher dans la soupe on finit souvent par oublier que tout compte fait, on est de sacrés privilégiés. Mais de ce choix raisonné et raisonnable je tire ceci : The Flower Power is dead !

Le yaourt est il un dessert ?

Tout est parti de là. De l’un de ces échanges à priori totalement bénins entre colocs.

Béné, se dirigeant vers le frigo : “Je me prends un yaourt, t’en veux un ?
Moi : “Oui, s’il te plaît
Et Béné revient avec en main deux mousses au chocolat. Sur le coup j’ai pas vraiment compris.

Le fait est que si je vais en Bretagne chez Béné et que je demande un yaourt, sa mère m’apporterait probablement quelque chose que je qualifierais de “dessert lacté”. A l’inverse, si Béné vient chez moi à Paris, que mes parents lui demandent ce qu’elle veut comme dessert et qu’elle dit “un yaourt”, il y a fort à parier qu’ils feraient une drôle de tête.

J’ai alors décidé de voir qui de nous deux avait raison. En menant un petit sondage informel auprès de mes différents amis, j’ai constaté ceci :
- Les Bretons considèrent les yaourts comme des desserts
- Les Parisiens pensent que les yaourts sont des laitages et non des desserts
- Les Marseillais soutiennent les Bretons
- Les Normands soutiennent les Parisiens dans le but de contrer les Bretons et leur satané beurre salé
- Les Martiniquais (ne pas oublier les Dom Tom !) soutiennent la capitale
- Les autres sont partagés ….

Quel bordel ! (pardonnez moi l’expression).
Pour avancer dans le débat j’ai alors pensé à mettre en ligne ce petit sondage :

Que faut il retenir ?

1°) Que j’ai raison (de toute façon j’ai toujours raison)
2°) Qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres et que rien ne garantit que le vote ne soit pas truqué

C’est pourquoi, dans le but de mettre fin à toute discussion, j’ai décidé de revenir à une forme de chauvinisme basique du style “Nous les parisiens on est les meilleurs de toute façon” qu’adoptent assez régulièrement les supporters des matchs de foot, et qui pourrait conduire à une vision de la France qui ressemblerait un peu à celle là :

Bon ok, j’y vais peut être un peu fort là ! Ennemis de l’humour s’abstenir !

Pour en revenir aux yaourts, j’ai fait des recherches sur internet pour essayer de démontrer que mon raisonnement était fondé [oui c'est vrai, parfois je n'ai rien d'autre à faire]. Après quelques recherches infructueuses, je me suis rendue compte qu’il n’y avait ni bonne ni mauvaise réponse. Tout dépend de la conception du yaourt au sein de chaque foyer :
- il y a ceux pour qui le yaourt est un produit alimentaire “bon pour la santé” et riche en calcium que l’on mange à la place du fromage avant le dessert
- il y a les autres, pour qui le yaourt est un plaisir, et qui le consomment souvent sucré ou avec des fruits en fin de repas
Les deux logiques se tiennent et il n’y en a pas une meilleure que l’autre.

Finalement, de ce débat sans intérêt sur les yaourts je retiens ceci : même ce que l’on considère comme une absolue certitude peut, à un moment ou un autre, être remis en question.

Mais heureusement, il reste une chose dont je suis absolument sûre. Je sais que tout le monde partage mon opinion sur ce point et mes recherches ont pu me confirmer cette absolue certitude. Oui, aujourd’hui je crois pouvoir affirmer sans risque d’erreur une information majeure : la compote de pommes est un dessert ! Ouf , je suis rassurée…

Comment perdre son temps en ayant bonne conscience

Il y a des fois où on rentre chez soi et où on a envie de faire une seule chose : rien ! S’effondrer comme une loque devant la télé, laisser le temps s’écouler et la tête se vider de toute pensée. Cet état larvatif est parfois tellement agréable ! Notre meilleur ami dans ce cas est MTV, sponsor officiel de tout neuneu qui se respecte. Ceux qui ne possèdent pas les chaînes cablées ne connaissent pas le plaisir de s’affaler devant des émissions affligeantes venues tout droit des Etats-Unis telles que :

NEXT: Immanquable !
Le concept : Entre speed dating et “Greg le Millionnaire”
Un gars rencontre tour à tour cinq filles à qui il demande d’effectuer une activité débile. Si une fille ne lui plaît pas, il peut clamer “NEXT” à tout moment et passer à la suivante. A l’inverse, s’il passe du bon temps avec l’une d’entre elles, il lui propose un second rendez-vous. C’est à ce moment là qu’intervient le concept “Greg le Millionnaire” version ado : la fille a le choix entre accepter ce second rencart (et montrer ainsi qu’elle est vaguement intéressée) ou remporter le pactole (à hauteur d’1$ par minute passée avec le gars). Passer pour une c*** n’a pas de prix ! La grande gagnante du jour gagne la somme exceptionnelle de 23$ (avec la conversion actuelle en euro j’en parle même pas!).
Bien sûr, ce concept se décline de toutes les manières possibles : gars cherche fille/ fille cherche gars/ gars cherche gars/ fille cherche fille… ah bah c’est bon je crois qu’on a exploité tous les filons là…
Les moments forts :
- La description de chaque participant, originale et remplie de détails passionnants tels que : “Salut, moi c’est Brian. J’aime manger avec les mains et je ne porte jamais de sous-vêtement”. Mouais… parfois vaut mieux pas savoir…
- La version gay de l’émission vaut le coup d’oeil, les candidats perdants trouvant facilement un moyen de se consoler entre eux, à grands renforts de baisers gluants et de mains aux fesses.
- Les filles qui ont à peine le temps de pointer leur nez refait (et leur décolté plongeant) dehors qu’elles se font jeter par un “NEXT” retentissant et explosent ensuite en insultes diverses et variées.

Parental Control : Tout simplement infâme… mais énorme !
Le concept : Les parents ne supportent pas Michael, le petit ami actuel de Jennifer leur fille adorée, et décident de lui en trouver un autre. Le père et la mère choisissent alors deux gendres potentiels parmi une foule de prétendants et les présentent à leur fille chérie, qui va passer un moment en leur compagnie (l’un après l’autre) et se dire que tout compte fait son copain actuel n’a ni les yeux de John ni les pectoraux de Kevin et que c’est bien dommage…
Pendant ce temps, Michael, coincé sur le canapé au milieu de
ses deux certainement-pas-furturs-beaux-parents qui le haïssent ouvertement, assiste en direct devant le poste de télé à la scène de sa petite amie en train de se faire draguer par Kevin (qui bien évidemment porte une chemise ouverte car c’est plutôt chaud…).
Les moments forts :
- Lorsque Jennifer annonce que le choix a été “très difficile à faire” entre son copain, avec qui elle sort depuis 8 mois et dont elle se déclare amoureuse, et Kevin (on ne dira pas pourquoi…)

- Les piques méchantes et de plus en plus acerbes des parents, satisfaits de l’énervement apparent et du désespoir grandissant du petit-ami de leur fille.
- Et enfin, la scène finale : la minute où Michael, surpris de s’être fait jeter et humilier en public sans raison valable (non, ce n’est pas une raison valable…) pique une crise de nerfs, envoie tout valser, insulte copieusement tout le monde, et part en claquant la porte.


Je ne vais pas faire le descriptif de toutes les émissions de ce type, mais je vais juste en citer quelques dernières, pour la route. “Kiffe ma mère” consiste à choisir sa bien aimée en rencontrant sa mère, dans “Room Riders”, le choix se fait grâce à la fouille approfondie de la chambre en vue de découvrir quelques éléments impardonnables (saletés sous le lit, journal intime, photos compromettantes…), enfin “Ton ex ou moi” est une réplique de l’île de la tentation où on remet ensemble deux ex et on voit si leur ancienne relation ainsi ressuscitée ne risque pas de faire de l’ombre à leurs couples actuels respectifs.
Il n’y a pas à dire, MTV regorge de concepts d’émissions tous plus lamentables et débiles les uns que les autres. Les candidats et candidates sont soigneusement sélectionnés parmi les américains les plus stupides et stéréotypés, si bien que l’on est en droit de se demander sérieusement s’ils ne sont pas payés pour jouer un rôle. Cependant, le niveau de bêtise est tellement élevé qu’il est impossible à feindre et ne peut qu’être spontané.

Le résultat est là : ces émissions sont divertissantes et particulièrement efficaces lorsque l’on a du temps à perdre. Le problème, c’est qu’au bout d’un moment la petite voix de la conscience retentit, devient de plus en plus forte, et finit par nous harceler à force de répéter “Arrête ça, c’est stupide, tu perds ton temps!”


Comment alors se divertir sans avoir mauvaise conscience ?

Enigme n°1: Je permets aux internautes de perdre leur temps tout en gardant bonne conscience, qui suis-je ?

Réponse :

Non, vous plaisantez, c’est une énigme, je ne vais tout de même pas vous donner la réponse aussi facilement ! Bon, un indice alors : le gagnant 2006 de la nouvelle star, un chanteur possédant une voix aux sonorités aiguës (une voix de fille quoi!) porte mon nom.

Bon, c’est donné, vous avez forcément trouvé. Une fois que vous avez le nom, il suffit de taper “Les énigmes de xxx” sur Google et vous comprendrez de quoi je parle (NB : non, je ne vous emmène pas vers un site porno, xxx désigne le nom en question, c’est évident mais bon je précise au cas où…). Eh oui, internet, Google, Wikipédia, des trésors d’information y sont détenus. On peut apprendre des tonnes de choses, obtenir n’importe quel renseignement, mais aussi perdre un temps faramineux à naviguer de site en site.

Mais alors où aller? Et par où commencer? Par là justement, par ce blog en question. Un blog que Fab’ m’a fait découvrir récemment et auquel je suis devenue accro, tout comme lui, et comme bon nombre d’autres adeptes. “Les énigmes de xxx” balayent tout : du langage des signes aux codes informatiques, de l’histoire des Incas à la civilisation Masaï, des paroles de Mylène Farmer aux films cultes du 20ème siècle, des explorateurs des mers à ceux d’autres terres, des animaux connus des fables à d’autres méconnus mais bien réels…

Il ne s’agit pas d’être incollable dans tous les domaines, mais de faire preuve de logique, d’un peu de réflexion, d’ouverture d’esprit et puis… d’un certain goût des défis [ça me rappelle les entretiens de recrutement ça!]. Lorsque l’on trouve enfin la réponse après avoir cherché sur une multitude de sites puis cogité un petit bout de temps, c’est une vraie victoire ! Et à ce moment là on regarde sa montre “Quoi, deux heures déjà?”. Certes, pendant ce temps je n’ai rien fait d’utile, rien en rapport avec mes cours ou mon boulot. Mais j’ai bonne conscience: je me coucherai moins bête ce soir…

Tokio Hotel : les nouveaux Boys Band ?

Nul ne peut ignorer le succès actuel de Tokio Hotel, même pas moi. Encore moins quand une manif a lieu tout près de chez moi, à Nantes, afin de demander au groupe d’allemands de venir nous rendre une petite visite…

C’est ainsi que le 27 février dernier avait lieu à Nantes une manifestation POUR Tokio Hotel ! Le groupe n’avait en effet pas prévu de repasser dans l’Ouest lors de sa prochaine tournée en France, et une petite centaine de fans/groupies sont venues brandir drapeaux et banderoles devant le Zénith pour réclamer leur venue. La presse était présente… un vrai succès en terme de communication pour les ados !

Mais c’est quoi au fond ce groupe Tokio Hotel (TH pour les intimes) ? Il semblerait que le succès du groupe vienne en grande partie du look du chanteur/guitareux Bill. Difficile de comprendre les nouveaux critères d’attractivité des ados criant à tue tête “Ich liebe dich” “Bill, j’te kiff té tro bo!!!!” [ne pas oublier les énormes fautes d'orthographe, caractéristique principale de tout ado bloggeur fan de TH qui se respecte]. Des habits dont la teinte dominante est le noir avec parfois un peu de gris pour les jours de fête, un maquillage d’outre tombe à grand renfort de fond de teint blanc et de khôl, une explosion de pétard tous les matins en guise de coiffure, un look androgyne pour ne pas dire réellement féminin et une voix plutôt neutre… et comble du comble… des paroles en allemand !!! Oh rage, Oh désespoir, Oh langue étrangère ennemie!

Qui pourra encore dire que les ados ne savent pas ce qu’ils veulent ou qu’ils ne sont pas persévérants ? Ils persistent à trouver beau un personnage squelettique au physique féminin et revenu tout droit de l’au delà. Ils persistent à adopter un style vestimentaire douteux entre le rock et le gothique. Ils persistent à clamer haut et fort que “C’est des musiques de ouf!” et que ceux qui n’aiment pas sont “des jaloux et des cons” et que “de toute façon ils n’y comprennent rien“. Mais ils persistent aussi à apprendre l’allemand pour pouvoir chanter à tue-tête les paroles de leur groupe favori, et ce pour le plus grand bonheur des profs d’allemands des collèges et Lycées. Ils manifestent pour faire venir Tokio en France…

Eh oui on se moque on se moque, mais au final pouvait on en dire autant à l’époque de notre adolescence ? Alors que les ados d’aujourd’hui se reconnaissent dans des chansons traitant de solitude, d’amour, de suicide… nous n’étions attirés que par les beaux muscles et sauts périlleux des Boys Band et autres 2 be 3 chantant des paroles profondes telles que :
” Partir un jour sans retour
Effacer notre amour
Sans se retourner ne pas regretter
Garder les instants qu’on a volés…”
Si, si, avouons le, nous bavions devant ce cher Filip dès qu’il nous dévoilait ses muscles saillants et son sourire bright !

Bon je vois d’ici les garçons qui vont sauter sur l’occasion en clamant des “Meuh non, moi je n’ai jamais craqué sur un Boys Band et je trouve cette attitude particulièrement puérile!“. Heureusement, j’ai la photo qui tue :Eh oui Baptiste, je sais que tu t’es trémoussé sur des airs de “Moi je m’appelle Lolita“. Ah on fait moins le malin maintenant hein ?

Je propose donc de laisser nos charmantes groupies s’extasier sur des chanteurs somme toute plus proches de la réalité que nos anciens Boys Band et autres Alizées. Après tout, la politique du moindre mal conseille de tolérer le fanatisme TH afin d’éviter l’essor de mouvements “musicaux” désastreux tels que la tectonique. Comment ça c’est déjà trop tard ? Pitié, non !