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A force de regarder Dr House, Scrubs, Urgence, et autres Greys Anatomy à la télé, on commence à avoir une vague idée de ce à quoi peut ressembler un virus. Une espèce de cellule hideuse et méchante qui va prendre un malin plaisir à contaminer tout votre organisme.Mais pour les virus informatique c’est différent. On les connaît très mal, on ne connaît même pas leurs noms, et ils nous font peur, très peur. Alors on se protège, on prend des antivirus –gratuits ou payants – on surveille de près les mises à jour, et on croise les doigts pour qu’aucun d’entre eux ne passe au travers des mailles du filet. Jusqu’au jour où, profitant d’un manque de vigilance de notre part, un virus s’installe sur notre ordinateur. Et là, c’est le drame…
Alors pour dédramatiser et approfondir notre culture générale, voici un petit cours sur les différents types de virus informatiques :
- Le Cheval de Troie, ou Trojan : Tout comme son illustre ancêtre le Cheval de Troie, le Trojan s’infiltre intelligemment à l’intérieur des murs Troyens (ceux du disque dur), et sort son glaive dès qu’un Grec (ou un individu lambda) lui ouvre la porte (en exécutant son fichier porteur). Et c’est la même curiosité naïve qui pousse les grecs à ouvrir leurs portes à un superbe cheval en bois et les internautes (particulièrement de sexe masculin) à ouvrir un fichier d’un expéditeur inconnu nommé « Jessica Alba nue !».
- Le ver : une des caractéristiques du ver de terre c’est qu’on peut le couper en deux et ça fait… deux vers de terre ! Pour le ver informatique c’est pareil (en un peu plus offensif) : il entre dans l’ordinateur, se divise, et les petits vers informatiques ainsi crées s’envoient ensuite automatiquement à tous les contacts contenus dans le carnet d’adresse. Un peu antipathique, le lombric !
- Le virus de zone d’amorce n’amorce, à priori, pas de bombe (ouf, sauvée !), mais il désamorce le démarrage de l’ordinateur en infectant la première partie du disque lu par notre ordi lors de son démarrage (celle qui lui explique comment démarrer). Du coup il devient incapable de s’allumer correctement. Et j’ai vu plus d’une personne exploser de colère à la vue d’un ordi défaillant !
- Le virus polymorphe. Alors, pour ceux qui ont des connaissances minimes en Grec, poly signifie plusieurs (ex : polygame = plusieurs femmes), tandis que “morphe” désigne la forme. Un virus polymorphe est donc un virus pouvant prendre plusieurs formes, un mutant en quelque sorte (oui, comme dans les 4 fantastiques, par exemple)… Et c’est très rusé car les enquêteurs (les antivirus) recherchent un individu bien précis (ils ont son portrait robot), alors quand le virus met des lunettes et des moustaches (en terme informatique, ça veut dire qu’il change de code), il devient méconnaissable, ce qui rend la tâche d’autant plus difficile pour les enquêteurs.
- Le virus multicibles : C’est comme au tir à l’arc : plus on tire de flèches, plus on a de chances de toucher la cible (c’est mathématique !). Celui-ci se dit donc qu’en ayant plusieurs cordes à son arc (ce qui permet de tirer plusieurs flèches en même temps), il a plus de chances d’atteindre son objectif ! Alors il est à la fois ver et polymorphe par exemple (un ver mutant, mais c’est dégueulasse !), ce qui le rend d’autant plus rusé et difficile à anéantir.
Pour ceux que mon discours aurait effrayé, il faut savoir qu’avec un bon pare-feu et un bon anti-virus, on a peu de chance (enfin de malchance) de prendre feu ou d’être infecté. C’est déjà ça de gagné ! Et si le programme malveillant s’installe sur votre ordinateur, il existe forcément un logiciel permettant de le supprimer. Chaque virus possède son antidote propre, il suffit de trouver le nom du virus et télécharger le logiciel correspondant. Simple, non ?
Mais pour terminer cet article sur les virus je voudrais accorder une attention particulière à un type de virus très spécifique : le hoax, ou faux-virus. Vous le connaissez forcément : il ressemble un peu aux chaînes du style «si tu envoies ce mail à 20 personnes dans les 20 prochaines minutes ton vœu se réalisera». Ça a l’air vraiment sérieux, il faut donc que je spamme maintenant les boites mails de tous mes amis si je veux devenir riche, célèbre et intelligente dans les prochaines 24h. Vite vite, sinon mon vœu ne se réalisera pas !
Le hoax (ou canular) fonctionne aussi sur le mode de la peur et de la crédulité des gens « MSN va devenir payant, envoie ce message à tous tes contacts », « si tu transfères ce message tu gagneras 10€ à chaque fois que quelqu’un le transfèrera à son tour. Ça marche ! Mon cousin JP a gagné 220000€ comme ça en une semaine ! », « Un virus circule, il s’appelle “Bonjour” et il est très dangereux. Supprime tous les mails intitulés “Bonjour” que tu recevras, ou ton ordinateur explosera. Envoie ce message à tes amis pour les prévenir, c’est très important ! », « Fais suivre ce message à tous tes contacts, cela ne te prendra que quelques secondes et pourra sauver la vie de la petite Lucie qui est atteinte d’un terrible cancer des orteils »… Messages de solidarité bourrés de bons sentiments, appât du gain, désinformation, faux virus… les hoax revêtent des formes diverses et variées. Ils encombrent nos réseaux et boites mails, véhiculent de fausses informations, créent une certaine forme de lassitude…. Certains hoax finissent même par devenir tellement populaires que des pirates se les approprient et y adjoignent un virus – vrai celui-ci.
Alors si vous recevez un hoax, pas d’affolement, voici la marche à suivre : au lieu de diriger votre souris vers le bouton « Transférer », il suffit de cliquer sur « Supprimer ». Simple, rapide et efficace ! Et si vous avez un doute sur la véracité des propos qui vous sont transférés par mail, rendez vous sur www.hoaxbuster.com. Vous verrez, l’imagination des gens n’a pas de limite…
Voici donc le résultat de mon dur labeur, vous me donnerez votre opinion :
Quel lien entre le doigtier et la DS ?
Dans Le Pneumatique du mois de Janvier, une réduction de l’ordre de 8€ sur la cotisation 2008 était offerte à tout individu capable de répondre correctement à la question suivante : « Quelle est la meilleure aide, pour votre serviteur, pour plier, assembler, mettre sous enveloppe étiquetée, votre revue préférée, le Pneumatique ? ». Réponse : le doigtier. La solution de l’énigme est simple, pourtant le nombre de personnes capables de la résoudre peut se compter sur les doigts de la main. Et pour cause : l’outil – et de ce fait le mot qui le désigne – est peu utilisé.
En cherchant dans le dictionnaire j’obtiens la définition suivante :
Doigtier. nm : Ce qui sert à couvrir un doigt pour le préserver de l’air ou du contact de certains objets.
Il s’agit d’un petit tube en caoutchouc muni de picots, qui se place au bout du doigt et permet de manipuler les feuilles de papier avec plus de doigté. Rien de tel, en effet, pour vous donner un coup de pouce qu’un petit outil simple et pratique, qui vous obéit au doigt et à l’œil, et empêche les feuilles de papier de vous filer entre les doigts.
Qui peut bien avoir besoin de cet outil ? Toute personne habituée à manipuler des rames de papier, à écrire des rapports, à distribuer des notes internes … un employé d’administration, un bureaucrate ! Ce dernier est sans arrêt mis à l’index car il travaille dans l’abstrait, perdu entre ses archives et comptes-rendus de réunion. Il déploie un temps et une énergie monstrueuse à gratter du papier –d’où son surnom de gratte-papier– mais ne lève pas le petit doigt pour faire changer les choses de peur sans doute d’avoir de mauvais retours et de se faire ensuite taper sur les doigts. Alors il se protège et se couvre. C’est probablement un utilisateur confirmé de doigtier.
Mais l’employé d’administration n’est pas le seul concerné. Les employés de bureau ne sachant que faire de leurs dix doigts se comptent par milliers. On pourrait désigner leur métier en employant le terme de « burelier » inventé par Zézette dans le film Le Père Noël est une ordure pour qualifier celui qui « travaille dans un bureau ». [Note : A ne pas confondre avec le buraliste qui, lui, « travaille dans un tabac » !] . Mais en regroupant tous les employés de bureau sous un unique et même terme, « Zézette épouse X » pointe du doigt un vrai fait de société : les bureliers travaillent dans toutes les entreprises et dans tous les domaines, de la finance aux ressources humaines, en passant par la vente… mais personne n’arrive à saisir ce qu’ils font ! Leur travail consiste essentiellement à codifier, rapporter, mesurer, améliorer les processus… mais ils ne produisent rien qui ne soit nécessaire à la survie d’une entreprise. Ce qui les relie ? Cette aptitude à manier du papier, encore et toujours.
Mais aujourd’hui, alors que Power Point succède aux transparents, que les notes internes ne se font plus que par mail, que les bureaux sont remplacés par des « open space », que la bureautique est passée maître en ces lieux et que les dix doigts sont de rigueur pour taper à l’ordinateur, cet outil fabuleux qu’est le doigtier est à deux doigts de devenir un instrument historique. Heureusement que l’activité journalistique du Pneumatique permet d’entretenir et de continuer à faire vivre de magnifiques vieilles inventions telles que le doigtier ou… la DS !
Il faut dire qu’on est tellement complices tous les deux, on ne se sépare jamais. Et puis on se connaît depuis si longtemps… j’ai l’impression de te connaître depuis toujours ! C’est normal en même temps: on a passé notre enfance ensemble, on a grandi ensemble, on a fait nos premiers pas à l’école puis dans le monde du travail en même temps, on est parti en vadrouille ensemble… Et puis on a toujours été là l’un pour l’autre. Quand j’avais besoin d’aide tu accourrais à grand pas, quand tu étais démotivé je te mettais le pied à l’étrier. On peut dire qu’on se complétait bien.
Jusqu’à cet horrible accident. C’est de ma faute, c’est entièrement de ma faute, si tu savais comme je m’en veux. Bien sûr ce n’était pas volontaire mais le résultat est le même. Maintenant à cause de moi tu as un énorme hématome sur le corps et c’est de ma faute. Tu l’as caché sous tes vêtements mais moi je sais qu’il est là et qu’il te fait mal. Ne le nies pas, je te connais, tu es un véritable colosse aux pieds d’argile. On se connaît si bien tous les deux, on a partagé tellement de choses, c’est un peu comme si je pouvais partager ta douleur. Je sens que tu as mal et j’en souffre.
Tu ne m’as jamais rien caché, mais depuis l’accident tu ne réagis plus de la même façon à mon égard, tu es plus dur et distant. Ça n’était jamais arrivé auparavant, alors je suis un peu perdue, je ne sais plus sur quel pied danser.
Pourras tu me le pardonner ? J’ai tellement de remords, je me sens mal, si tu me le pardonnais tu m’enlèverais une énorme épine du pied. Alors ? T’en dis quoi ? Tu me pardonnes ?
Je te promets que si tu me pardonnes je ne te casserai plus jamais les pieds avec mes problèmes stupides.
S’il te plaît, excuse moi d’avoir fait tomber cette énorme boîte de conserve sur toi mon petit pied !
Ça y est, le Bicloo est arrivé ! Après Lyon et Paris, c’est au tour de Nantes de connaître le plaisir du vélo en libre service. Be cool en Bicloo !
Lors de l’une des rares soirées non pluvieuses de ce magnifique mois d’août 2007, je décide de tester cette superbe innovation. La borne de Vélib’ est en bas de chez moi, le fonctionnement est simplissime, pour 1€ je retrouve le plaisir du vélo et j’arrive au point de rendez vous (gare de l’Est) en à peine un quart d’heure et sans encombre. Même constat au retour, je n’ai même pas besoin de repayer car mon ticket est valable 24h, et en 10 min je suis chez moi. La classe ! J’adhère à 700%.
Deux jours plus tard je renouvelle l’expérience. En sortant d’un restaurant près du centre Pompidou, je convainc sans trop de difficulté Max, un ami qui habite près de chez moi, de rentrer avec moi en Vélib’. Il est 23h01 montre en main, nous avons 30 minutes top chrono devant nous. Attention, prêt… top !
Faux départ, je viens de remarquer que mon vélo a la chaîne qui a sauté et il m’est impossible de la remettre. De son coté Max n’arrive pas à déverrouiller le sien. Apparemment la borne a un problème, elle fonctionne mal. 2ème essai environ 100m plus loin à la borne suivante. Prêt…top ! Cette fois c’est bon, il est 23h08 et nous sommes libres comme l’air pour une petite demi-heure. Un léger sprint pour se mettre en jambe et à peine partis nous voilà déjà arrivés… 10 min seulement, on est presque déçu !
Seulement voilà, ça ne peut pas être aussi simple à chaque fois : lorsque je veux reposer mon vélo la borne est pleine, il faut donc en trouver une autre. Même scénario pour la deuxième et la troisième borne. La quatrième nous éloigne un peu mais elle possède une place vide. Seul souci, nous sommes deux !
En bonne magouilleuse, j’en profite pour poser mon vélo 2 min, ce qui me donne une demi-heure de rab pour me trouver une nouvelle borne, cela ne devrait pas être trop difficile ! Max peut poser le sien définitivement.
Bon ben c’est reparti pour moi, il est 23h34, et à cette heure-ci je serai probablement déjà arrivée chez moi si j’avais pris le métro… Max propose de m’accompagner à pied mais je le sème assez rapidement sans le vouloir. C’est plus simple comme ça pour tout le monde, de toute façon je vais trouver une borne rapidement.
Je passe devant une cinquième borne, elle est complète. La sixième, la septième, la huitième et la neuvième le sont aussi. Je commence à perdre patience d’autant plus que l’heure tourne et que je m’éloigne de plus en plus de chez moi. Et là tout part à veau-l’eau (et pas à vélo
: à essayer de deviner des bornes de Vélib’ à l’autre bout de la rue je manque de me prendre un poteau, j’évite de justesse un mec à moitié bourré qui m’insulte copieusement et me cherche des ennuis, un autre me propose dans un demi sourire de mettre mon vélo directement dans sa voiture (et moi avec tant qu’à faire !), je grille un feu rouge…tout baigne ! Au bout de la 15ème borne pleine j’ai les nerfs à fleur de peau, j’entends le tic-tac de ma montre qui résonne et me remémore toutes les histoires que j’ai entendues sur le Vélib’. Vous connaissez l’histoire de Monsieur Untel qui a fini par craquer dans sa recherche infructueuse de borne libre et a hébergé son Vélib’ chez lui pour la nuit. Le lendemain c’est son compte en banque qui a tiré la tronche : 60€ se sont envolés ! Et celle de Madame Trucmuche qui est arrivée tellement loin de chez elle qu’elle a dû prendre un taxi pour rentrer !
Et ben c’est bien, avec ça je ne suis pas prête d’arriver chez moi !
Une fille à pied s’approche de la 17ème borne. Je fonce vers elle comme une furie dans l’espoir qu’elle emprunte un vélo pour que je puisse prendre sa place. Heureusement pour moi, c’est bien le cas. Je suis soulagée. Elle me regarde en souriant « Vous avez de la chance !». Oui, j’ai de la chance, enfin c’est relatif vu tout le chemin que j’ai parcouru. Je lui raconte mes déboires sans rentrer dans les détails. Elle tire la grimace et se demande si elle ne ferait pas mieux de rentrer chez elle à pied ou en métro. Trop tard, j’ai déjà pris sa place ! Bon sang, mais je suis dégueulasse !
Sans le moindre remord, j’essaie de me situer. Il est 00h01, je suis près de Bastille. Tant qu’à faire, autant rentrer à pied ! Sur le chemin je me fais doubler par un type en vélo. Pour une fois ce n’est pas un Vélib’. Il me regarde et affiche un sourire narquois… j’ai l’impression qu’il se moque de tous ceux qui n’ont pas leur propre vélo et se retrouvent dans la même situation que moi ! A 00h33 j’arrive enfin chez moi, quelles péripéties !
En résumé j’ai mis 1h30 à faire l’équivalent de 3 arrêts de métro. J’ai roulé pendant quasiment une heure et marché le reste du temps. J’ai rencontré des gens bizarres, évité de justesse un accident, respiré les pots d’échappement et stressé à cause du temps qui s’écoulait inexorablement. A mon impression de liberté a très vite succédé celle d’enfermement. Me voilà prise au piège : que puis je faire si je ne trouve pas de borne ? Et pendant que les bornes se remplissent, le sablier se vide et mon compte en banque aussi. Lutter contre le temps, c’est un épisode d’une demi-heure chrono. Mais peut on être libre quand les bornes nous imposent des limites de temps et d’espace ?
Conclusion : Avec le Vélib’, la liberté sans borne ce n’est pas gagné !
Eh bien, c’est maintenant chose faite !
Malheureusement, malgré tout l’intérêt porté à votre entreprise et compte tenu des autres opportunités qui m’ont été proposées, je suis au regret de ne pouvoir donner une suite favorable à votre proposition d’offre d’embauche.
Vous souhaitant une bonne continuation dans vos futurs recrutements,
Salutations sincères,
Bon, c’est vrai, maintenant je suis définitivement grillée auprès de cette entreprise, mais je ne le regrette pas car :
1/Ils l’ont bien mérité
2/Et bon sang, ça fait un bien fou !!!
Si vous en avez l’occasion un jour, vous devriez essayer, un tel retournement de situation peut être très jouissif …
Comme j’aurais aimé vivre Mai 68.J’aurais voulu être éduquée ainsi. A cette époque, jamais la créativité de l’enfant n’a été autant reconnue et sollicitée. L’art, la musique, la culture, les aspirations individuelles, l’épanouissement personnel enfin promus au premier rang. Exerçons un métier qui nous passionne, évitons les voies toutes tracées, traçons notre propre chemin ! J’aurais voulu y croire, décider de devenir écrivain, vivre d’amour et d’eau fraiche…
Avril 2008, on approche de l’été. Je me cherche un job pour gagner un peu d’argent. Je m’écarte légèrement des sentiers battus de l’Ecole de Commerce. Je décide de me frotter au monde du travail. Fini les idées reçues, peu m’importe l’intérêt ou la gratification du travail à effectuer, je veux juste réaliser quelques économies. Je postule partout ou presque : seerveuse, vendeuse, caissière -pardon, hôtesse de caisse- standardiste, téléopératrice, chef de rayon, hôtesse d’accueil… je postule même pour un stage à l’armée ou encore pour un poste d’employée saisonnière qui consiste à vendre des sandwich à la gare du Nord… je passe des heures et des jours entiers à postuler. Je déploie un temps et une énergie monstrueuse… Et RIEN. Pas de réponse ou alors quelques réponses négatives. Je ne comprends pas, je suis étonnée, je m’insurge, quelque chose cloche, n’a-t-on pas reçu mes mails et mes lettres ? Si pourtant.
Je décroche enfin un entretien de téléopératrice, chargée d’assistance. Enfin, c’est pas trop tôt! Entretien Lundi 9h. A mon grand étonnement c’est un entretien de groupe. A vrai dire j’ai même deux entretiens de groupe et un entretien individuel. Tout ça pour un job d’été ? Les têtes tombent. De 10 nous passons à 8 puis à 4… Il ne reste plus qu’une seule étape : l’entretien individuel. Je ne sais combien d’entre nous seront retenus au final… J’espère que le jeu en vaut la chandelle…
Et c’est quoi ce job d’ailleurs ? Chargée d’assistance Carglass. Vous connaissez forcément la pub. Le type a un bris de glace, on prend toutes les références de la voiture, carte grise etc… pour faciliter les démarches auprès de l’assurance et on lui indique le centre Carglass le plus proche. Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Bon, c’est chiant, ça n’a aucun intérêt mais ça dépanne. Ok, je veux bien le faire.
Et là je rentre dans la salle du call center : une centaine de personnes sont scotchées devant leur ordinateur et parlent tout haut, une oreillette à l’oreille. Le brouhaha ambiant est abominable, il fait une chaleur étouffante alors que nous sommes au mois d’avril, l’air est pauvre en oxygène, la pièce est mal éclairée et trop petite. Le salaire ? Le SMIC, mais pour 39h de travail effectif. On bosse tous les samedi et en horaires décalés toute la semaine (variant de 6h à 22h), 15 min de pause montre en main par demi-journée de travail, une heure pour déjeuner. On ne peut pas être en retard, même de deux minutes, cela nuit à la productivité. On doit être réactif, on a un objectif concernant le nombre d’appels à réceptionner dans l’heure. Et par dessus le marché on doit faire face à des clients énervés et désagréables et rester calme et poli ! Le bruit, la chaleur, le stress, le manque d’air me montent à la tête. Je suffoque, je me demande pourquoi je suis là. Au secours, je veux partir d’ici maintenant !
Dernier entretien, je fais mon baratin habituel, je ne suis absolument pas convaincue mais apparemment je suis à peu près convaincante. Je dois faire partie des deux ou trois chanceux à être finalement retenus… Moi je me suis vendue, j’ai fait un speech à trois reprises. Mais eux, ont ils cherché ne serait ce qu’une seule fois à me vendre le poste, à me convaincre ? Ils pourraient me dire à quel point ce poste est formateur, ou juste mettre en avant la facilité à avoir des primes… Non, ils ne l’ont pas fait. Pourquoi ? Car ils n’ont pas besoin de le faire. Les gens se bousculent au portillon, le turnover est relativement faible ici. Il y a largement plus de demande que d’offre. Les travailleurs d’aujourd’hui peuvent endurer bien pire, ils ne se plaignent pas, ils ont l’impression d’être traités convenablement.
Et c’est à ce moment là que je commence à comprendre que LA réalité est très éloignée de MA réalité. Jamais je n’ai été aussi heureuse d’être en Ecole de Commerce, d’effectuer des études reconnues. Ce n’est pas forcément facile de trouver du boulot à la sortie mais au moins les entreprises s’intéressent à moi, et les postes sont gratifiants. Certes, écrasée sous le poids des heures sup et des responsabilités je ne sais encore comment je ferai pour concilier travail et vie familiale. Mais à choisir entre la vie que je suis supposée mener et leur vie à eux, je préfère la mienne !
Oui, on en est loin de Mai 68, on en est même TRES loin. Et d’ailleurs, que sont devenus ces fameux enfants de soixante-huitard ? A t’on dit à ces enfants que deux filières sur quatre à l’université allaient les mener directement à l’ANPE ? Pourquoi leur a-t-on fait croire que l’Etat pourrait ad vitam aeternam financer leurs vieux jours ? Leur a-t-on donné les outils pour maîtriser leur avenir ?
Nous avons la chance d’avoir été préparés à faire face à ces difficultés. Nous n’avons pas grandi dans le faux espoir que la vie serait facile pour nous. Certes, la vie d’étudiant est plus difficile aujourd’hui qu’il y a quarante ans mais nous possédons les outils pour maîtriser notre avenir. Cet outil je l’ai entre mes mains, c’est mon Diplôme. Et à force de cracher dans la soupe on finit souvent par oublier que tout compte fait, on est de sacrés privilégiés. Mais de ce choix raisonné et raisonnable je tire ceci : The Flower Power is dead !
Tout est parti de là. De l’un de ces échanges à priori totalement bénins entre colocs.
Le fait est que si je vais en Bretagne chez Béné et que je demande un yaourt, sa mère m’apporterait probablement quelque chose que je qualifierais de “dessert lacté”. A l’inverse, si Béné vient chez moi à Paris, que mes parents lui demandent ce qu’elle veut comme dessert et qu’elle dit “un yaourt”, il y a fort à parier qu’ils feraient une drôle de tête.
J’ai alors décidé de voir qui de nous deux avait raison. En menant un petit sondage informel auprès de mes différents amis, j’ai constaté ceci :
- Les Bretons considèrent les yaourts comme des desserts
- Les Parisiens pensent que les yaourts sont des laitages et non des desserts
- Les Marseillais soutiennent les Bretons
- Les Normands soutiennent les Parisiens dans le but de contrer les Bretons et leur satané beurre salé
- Les Martiniquais (ne pas oublier les Dom Tom !) soutiennent la capitale
- Les autres sont partagés ….
Quel bordel ! (pardonnez moi l’expression).
Pour avancer dans le débat j’ai alors pensé à mettre en ligne ce petit sondage :

Que faut il retenir ?
1°) Que j’ai raison (de toute façon j’ai toujours raison)
2°) Qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres et que rien ne garantit que le vote ne soit pas truqué
C’est pourquoi, dans le but de mettre fin à toute discussion, j’ai décidé de revenir à une forme de chauvinisme basique du style “Nous les parisiens on est les meilleurs de toute façon” qu’adoptent assez régulièrement les supporters des matchs de foot, et qui pourrait conduire à une vision de la France qui ressemblerait un peu à celle là :
Bon ok, j’y vais peut être un peu fort là ! Ennemis de l’humour s’abstenir !
Pour en revenir aux yaourts, j’ai fait des recherches sur internet pour essayer de démontrer que mon raisonnement était fondé [oui c'est vrai, parfois je n'ai rien d'autre à faire]. Après quelques recherches infructueuses, je me suis rendue compte qu’il n’y avait ni bonne ni mauvaise réponse. Tout dépend de la conception du yaourt au sein de chaque foyer :
- il y a ceux pour qui le yaourt est un produit alimentaire “bon pour la santé” et riche en calcium que l’on mange à la place du fromage avant le dessert
- il y a les autres, pour qui le yaourt est un plaisir, et qui le consomment souvent sucré ou avec des fruits en fin de repas
Les deux logiques se tiennent et il n’y en a pas une meilleure que l’autre.
Finalement, de ce débat sans intérêt sur les yaourts je retiens ceci : même ce que l’on considère comme une absolue certitude peut, à un moment ou un autre, être remis en question.
Mais heureusement, il reste une chose dont je suis absolument sûre. Je sais que tout le monde partage mon opinion sur ce point et mes recherches ont pu me confirmer cette absolue certitude. Oui, aujourd’hui je crois pouvoir affirmer sans risque d’erreur une information majeure : la compote de pommes est un dessert ! Ouf , je suis rassurée…
Le concept : Entre speed dating et “Greg le Millionnaire”
Enigme n°1: Je permets aux internautes de perdre leur temps tout en gardant bonne conscience, qui suis-je ?
Réponse :
Non, vous plaisantez, c’est une énigme, je ne vais tout de même pas vous donner la réponse aussi facilement ! Bon, un indice alors : le gagnant 2006 de la nouvelle star, un chanteur possédant une v
oix aux sonorités aiguës (une voix de fille quoi!) porte mon nom.
Nul ne peut ignorer le succès actuel de Tokio Hotel, même pas moi. Encore moins quand une manif a lieu tout près de chez moi, à Nantes, afin de demander au groupe d’allemands de venir nous rendre une petite visite…
C’est ainsi que le 27 février dernier avait lieu à Nantes une manifestation POUR Tokio Hotel ! Le groupe n’avait en effet pas prévu de repasser dans l’Ouest lors de sa prochaine tournée en France, et une petite centaine de fans/groupies sont venues brandir drapeaux et banderoles devant le Zénith pour réclamer leur venue. La presse était présente… un vrai succès en terme de communication pour les ados !
Mais c’est quoi au fond ce groupe Tokio Hotel (TH pour les intimes) ? Il semblerait que le succès du groupe vienne en grande partie du look du chanteur/guitareux Bill. Difficile de comprendre les nouveaux critères d’attractivité des ados criant à tue tête “Ich liebe dich” “Bill, j’te kiff té tro bo!!!!” [ne pas oublier les énormes fautes d'orthographe, caractéristique principale de tout ado bloggeur fan de TH qui se respecte]. Des habits dont la teinte dominante est le noir avec parfois un peu de gris pour les jours de fête, un maquillage d’outre tombe à grand renfort de fond de teint blanc et de khôl, une explosion de pétard tous les matins en guise de coiffure, un look androgyne pour ne pas dire réellement féminin et une voix plutôt neutre… et comble du comble… des paroles en allemand !!! Oh rage, Oh désespoir, Oh langue étrangère ennemie!
Qui pourra encore dire que les ados ne savent pas ce qu’ils veulent ou qu’ils ne sont pas persévérants ? Ils persistent à trouver beau un personnage squelettique au physique féminin et revenu tout droit de l’au delà. Ils persistent à adopter un style vestimentaire douteux entre le rock et le gothique. Ils persistent à clamer haut et fort que “C’est des musiques de ouf!” et que ceux qui n’aiment pas sont “des jaloux et des cons” et que “de toute façon ils n’y comprennent rien“. Mais ils persistent aussi à apprendre l’allemand pour pouvoir chanter à tue-tête les paroles de leur groupe favori, et ce pour le plus grand bonheur des profs d’allemands des collèges et Lycées. Ils manifestent pour faire venir Tokio en France…
Eh oui on se moque on se moque, mais au final pouvait on en dire autant à l’époque de notre adolescence ? Alors que les ados d’aujourd’hui se reconnaissent dans des chansons traitant de solitude, d’amour, de suicide… nous n’étions attirés que par les beaux muscles et sauts périlleux des Boys Band et autres 2 be 3 chantant des paroles profondes telles que :
” Partir un jour sans retour
Effacer notre amour
Sans se retourner ne pas regretter
Garder les instants qu’on a volés…”
Si, si, avouons le, nous bavions devant ce cher Filip dès qu’il nous dévoilait ses muscles saillants et son sourire bright !
Bon je vois d’ici les garçons qui vont sauter sur l’occasion en clamant des “Meuh non, moi je n’ai jamais craqué sur un Boys Band et je trouve cette attitude particulièrement puérile!“. Heureusement, j’ai la photo qui tue :
Eh oui Baptiste, je sais que tu t’es trémoussé sur des airs de “Moi je m’appelle Lolita“. Ah on fait moins le malin maintenant hein ?
Je propose donc de laisser nos charmantes groupies s’extasier sur des chanteurs somme toute plus proches de la réalité que nos anciens Boys Band et autres Alizées. Après tout, la politique du moindre mal conseille de tolérer le fanatisme TH afin d’éviter l’essor de mouvements “musicaux” désastreux tels que la tectonique. Comment ça c’est déjà trop tard ? Pitié, non !